Changement de carapace, une fois de plus
Déménagement, rénovations, boîtes. Mes élèves et moi-même sommes dans un bateau mouvant, sur un terrain glissant où rien de semble se stabiliser, ne serait-ce que pour quelques semaines.
“Mieux vivre avec son enfant”, le mode d’emploi gouvernemental du bébé, baptisé chez nous ” le livre des toilettes”, indique une période de 2 ans pour s’ajuster aux changements qui surviennent avec la venue d’un enfant, il me reste donc un an?
Ma maison ne m’offre même plus un espace pour dérouler mon tapis. Avec courage, je tente de faire de nouveau une place pour la méditation dans ma vie.
Cette pratique, mainte fois explorée par d’autres sages que moi offre des outils pour “entrainer son mental”. Bien qu’une partie de la pratique soit de se détacher des résultats de cette pratique même, autant recueillir les fruits de cet engagement: un stress réduit, une meilleure concentration
Je vous propose donc une pratique de méditation à faire avec bébé. (bon ok, sur la photo on dirait que j’ai vu la vierge, le regard se repose en fait mieux si on regarde en avant et un peu en bas, l’idée est la non?).
Idéalement, s’installer confortablement, assise à terre jambes croisées, sur un petit coussin, dos au mur pourquoi pas? Les coussins d’allaitement se reconvertissent facilement en coussin de méditation.
Se donner un objectif réaliste, comme par exemple 5 ou 10 minutes, pourquoi pas utiliser un minuteur de cuisine ou encore le petit gadget “meditator” sur le iphone ou le ipod.
Oui, on peut méditer les yeux ouverts, en regardant bébé vivre sa vie. Si on est dans un pièce fermée ou bébé est “sécurisé” ou avec bébé entre nos jambes ou sur nos cuisses.pourquoi pas se laisser aller à fermer les yeux?
Commencer par porter attention à votre respiration- un bien grand mot. Des petits trucs: porter attention à ce qui bouge: les côtes, le ventre ou très efficace, l’air qui rentre et sort des narines (qui restent bien détendue comme si on respirait une fleur).
Bien détendre le haut du front et laisser passer nos pensées comme des nuages dans le ciel. Les sentiments, les émotions après tout ne font que passer. Un orage, une ondée, ciel gris, noir ou fraichement ensoleillé de printemps. La météo n’est pas ciel, le ciel est le ciel un point c’est tout. Une image qui peut aider est de visualiser une montagne (j’ai pour moi même choisi le Vercors, un beau massif et plateau calcaire que je voyais de la fenêtre de mon lycée adolescente) qui reste stable sous les orages comme sous le ciel bleu.
Nous ne sommes donc pas nos émotions, nos réactions. Je ne suis ni le stress, ni les boîtes et ni les 4 voyages à l’écocentre de petits “cadeaux” oubliés dans le sous-sol. J’ai atterri ici, pour le meilleur ou pour le pire, alors faisons avec.